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Pensionnats indiens

Dans le but d’assimiler les jeunes autochtones à la culture canado-européenne, des milliers de jeunes ont été enlevés de leurs communautés et ont été placés dans des institutions scolaires aussi nommées pensionnats indiens. Subventionnés par le gouvernement, ces pensionnats forçaient les jeunes autochtones à adopter la culture canado-européenne contre leur gré en les plaçant dans une institution qui coupait tous les liens avec leur culture et leur famille dix mois par année. Le gouvernement du Canada a administré presque tous ces pensionnats en partenariat avec divers organismes religieux (Églises catholique, anglicane, méthodiste, unie et presbytérienne) (CBC – en anglais seulement).

Faits

  • Il existait un total de 130 écoles résidentielles dans chaque province et territoire, sauf à Terre-Neuve, au Nouveau-Brunswick et à l’Île du Prince Édouard (CBC – en anglais seulement).
  • En 1892, le gouvernement fédéral et les organismes religieux géraient officiellement le réseau des pensionnats indiens. Cette association a pris fin en 1969 et les pensionnats se sont mis à cesser leurs activités graduellement.
  • Par contre, le dernier pensionnat, Akaitcho Hall à Yellowknife, a mis fin à ses opérations en 1996.
  • Environ 150 000 élèves d’origine autochtone ont été placés dans un des 80 pensionnats indiens retrouvés à travers le Canada (CBC).
  • On estime que plus de 80 000 personnes vivantes aujourd’hui ont fréquenté les pensionnats. On les surnomme les « survivants des pensionnats indiens ».
  • Les pensionnats administrés par le gouvernement ont été établis afin de « civiliser » les Indiens sauvages. En 1920, Duncan Campbell Scott, le sous surintendant général des Affaires indiennes, voulait résoudre la question indienne par mesure d’assimilation. Selon M. Scott et la politique gouvernementale, la prémisse était de « tuer l’Indien dans l’enfant », et de les transformer en de respectables citoyens canadiens (Residential Schools – en anglais seulement).
  • En 2008, le premier ministre a présenté des excuses aux anciens élèves des pensionnats indiens pour l’abus qu’ils ont souffert. Ceci est une de plusieurs initiatives entreprissent par le gouvernement fédéral pour adresser l’abus qui a lieu dans les pensionnats indiens.

(Source : Que sont les enfants devenus?)

Expériences

  • Quelques anciens élèves parlent des bienfaits retirés de ces établissements alors que plusieurs d’entre eux parlent plutôt de leurs expériences de sévices physiques et sexuels.
  • Plusieurs élèves sont devenus victimes de violence physique, sexuelle, psychologique, émotionnelle et spirituelle. Certains sont décédés suite aux mauvais traitements alors que d’autres se sont enlevé la vie. Ces abus ont été infligés par les autorités à qui était confiée la tâche de former, soigner et protéger les enfants.
  • Plusieurs survivants ont affirmé qu’ils ont été envoyés aux pensionnats indiens sans la volonté de leurs parents. Lors de leur arrive, on leur a enlevé leur habille traditionnel et leurs cheveux furent coupé. Ceci, couplé au fait qu’on a changé leur nom avait pour but de leur éloigner de leur culture et traditions. Les survivants ont décrit leurs expériences comme humiliantes et dégradantes.
  • Plusieurs élèves qui ont été victimes d’abus ont essayé de fuir les pensionnats ou de chercher de l’aider, mais ils n’ont pas eu le support. Les personnes en autorité ne leur ont pas cru ou étaient eu même des agresseurs. Ceux qui ont tenté de fuir ont été punis par l’école ou la police lors de leur retour.
  • La plupart des élèves ne pouvaient communiquer avec leurs familles lorsqu’ils étaient aux pensionnats parce que les écoles étaient situées trop loin de leurs réserves indiennes, de sorte que les parents ne pouvaient pas visiter les enfants lorsqu’ils voulaient.
  • Le réseau des pensionnats a effacé l’identité, la langue et la culture autochtone.
  • Plusieurs enfants autochtones ont perdu leur langue maternelle après avoir fréquenté les pensionnats, où ils ont été forcés à parler l’anglais ou le français. Suite à leur retour à la maison, ils ne pouvaient plus communiquer avec leurs parents dans leur langue maternelle ni les aider, car il n’avait pas les habiletés requises.

(Source : Que sont les enfants devenus?, Commission de vérité et de réconciliation du Canada – Ils sont venus pour les enfants, et Commission de vérité et de réconciliation du Canada- Rapport intérimaire)

Conséquences

  • Les cas en instance ont débuté dans les années 90. De nombreuses personnes ont choisi de recourir aux tribunaux et de poursuivre à la fois le gouvernement fédéral, l’Église anglicane, l’Église catholique et l’Église unie. En 1998, le gouvernement du Canada a présenté une déclaration de réconciliation. Il a également établi la Fondation pour la guérison des Autochtones pour administrer le financement des initiatives communautaires de guérison qui s’attaquent aux effets des abus subis dans les pensionnats.
  • En 2006, un accord a été conclu : le gouvernement du Canada et les demandeurs ont réglé un accord d’indemnisation de 1.9 milliard de dollars aux milliers de victimes d’abus dans les pensionnats. Les paiements seront de 10 000 $ pour la première année fréquentée (ou une partie d’année) plus 3000 $ pour chaque année fréquentée (ou partie d’année) suivante.
  • Les séquelles des abus sexuels et physiques subis dans les pensionnats sont transmises aux enfants et aux petits-enfants de ceux qui ont fréquenté le réseau des pensionnats indiens. Les effets que subissent les enfants aujourd’hui sont désignés sous le nom de « conséquences intergénérationnelles » (Que sont les enfants devenus?).
  • La violence physique, sexuelle et psychologique, de même que la toxicomanie, qui existe dans les communautés autochtones aujourd’hui est le résultat des abus subis dans les pensionnats indiens.
  • Les survivants n’ont pas été enseignés les habiletés qu’ils auront apprises avec leur famille. Plusieurs d’entre eux ont adopté un comportement abusif, car ils ont été disciplinés sévèrement comme enfant. Le taux élevé de la criminalité autochtone et de la mortalité est le résultat de la désintégration des relations familiales.
  • Les abus ont été ignorés depuis si longtemps par le gouvernement que les rapports entre celui-ci et les personnes autochtones sont très tendus. Toutefois, la Commission de vérité et de réconciliation du Canada a été créée pour sensibiliser la population au sujet de l’abus de cette population et pour affronter les conséquences encore présentes à ce jour.

(Source: CBC Archive, CBC News – en anglais seulement)

Liens électroniques

Affaires indiennes et du Nord Canada
Fondation autochtone de guérison
Que sont les enfants devenus?
CBC Archive: A Lost Heritage: Canada’s Residential Schools (en anglais seulement)
CBC News: Indian Residential Schools (en anglais seulement)

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