La violence dans les fréquentations
La violence dans les fréquentations désigne toute attaque physique, sexuelle ou psychologique infligée délibérément par un partenaire dans une relation. Les victimes de violence dans les fréquentations peuvent être victimes d’un seul incident à caractère violent tel qu’une agression sexuelle ou d’un cycle continu de nombreux incidents.
Faits
- La violence dans les fréquentations peut survenir dans n’importe quel type de relations amoureuses.
- La violence psychologique infligée par un partenaire peut gravement nuire à l’estime de soi et à la perception de soi d’une personne.
- Il y a une augmentation de la violence dans les fréquentations où l’alcool est en cause. On associe habituellement la violence à l’alcool, mais cela ne devrait jamais être une excuse (Agence de la santé publique du Canada – La violence à l’égard des femmes dans les relations intimes).
- Il est important de soutenir les victimes de violence. Elles ne devraient jamais avoir à garder le silence. C’est une étape difficile de se confier et d’aller chercher de l’aide, c’est pourquoi il est primordial pour elles d’avoir un bon groupe de soutien.
- Les jeunes entre 15 et 24 ans sont plus à risque de devenir victimes de violence dans les fréquentations, la majorité étant des femmes.
(Source : Statistique Canada)
Les causes de la violence dans les fréquentations
De tels actes sont habituellement posés dans le but de contrôler une victime et peuvent augmenter en intensité si l’agresseur croit qu’il perd le contrôle. La violence est également un moyen pour certains individus d’exprimer leur colère.
Types de violence dans les fréquentations
La violence dans les fréquentations peut comprendre les types de violence suivants : violence sexuelle, violence physique et violence psychologique.
Les mythes et la réalité
Mythe : La jalousie est un signe d’amour.
Réalité : La jalousie est la cause la plus courante de la violence dans les fréquentations. Lorsque quelqu’un accuse continuellement son partenaire de flirter ou d’avoir une liaison et qu’il soupçonne tous ceux avec qui il parle, cette personne est possessive et dominatrice. Cela constitue une forme de violence psychologique.
Mythe : La personne qui frappe a été provoquée.
Réalité : Personne ne mérite d’être frappé. Les couples rencontrent tous des désagréments à un certain point dans leur relation, mais la violence n’est jamais la solution et cela ne résout pas le problème.
Mythe : Cela n’arrive qu’aux autres!
Réalité : Personne n’est à l’abri de la violence dans les fréquentations. Ce type de violence n’est pas restreint à un type de classe sociale, un groupe ethnique, religieux ou en rapport avec l’orientation sexuelle. Cela peut arriver à des hommes et des femmes dès leur première rencontre, tandis que d’autres deviennent victimes à la suite de longues fréquentations. Tout le monde est à risque.
(Source : Agence de la santé publique du Canada – La violence dans les fréquentations)
Voici des signes* qu’un individu se retrouve dans une relation malsaine :
- Il/elle a des blessures ou des bleus qu’il/elle ne peut expliquer ou qu’il/elle donne des explications qui ne sont pas logiques.
- Il / elle présente des signes de dépression.
- Il/ elle a une humeur et personnalité changeante.
- Il/ elle adopte des comportements à risques (drogues et alcool).
- Il/ elle fait un retrait social et familial.
- Ses résultats scolaires se dégradent.
(Source: La Croix-Rouge canadienne)
* La manifestation de certains de ses comportements ne veut pas dire que la personne est victime d’abus. Cependant, si tu es inquiet quant aux comportements de quelqu’un qui est en couple, parles-en avec un professionnel ou un adulte de confiance.
Si tu es victime de violence de la part de ton (ta) petit(e) ami(e) …
- Tu dois savoir que ce n’est PAS ta faute et que tu n’es pas seul(e). Personne ne mérite d’être victime de violence.
- Confie-toi à quelqu’un en qui tu as confiance comme un ami, tes parents ou un enseignant. Il te sera plus facile d’affronter la situation avec un groupe qui te soutient.
- N’hésite pas à parler avec un thérapeute ou psychologue. Faire appel à un professionnel pourra t’aider à gérer les émotions et sentiments que tu ressens.
- Ne reste pas dans cette situation et va chercher de l’aide. Il y existe des ressources dans ta communauté avec des personnes formées pour gérer des situations comme la violence dans les fréquentations. Ces personnes sont là pour t’aider. Si tu ne veux pas t’y rendre seule, pourquoi ne pas demander à la personne en qui tu t’es confiée d’y aller avec toi ? Tu peux également appeler le service d’écoute téléphonique anonyme (ouvert 24 heures) de Jeunesse, J’écoute au numéro de téléphone suivant : 1 800 668-6868.
Si tu connais soupçonne ou sais que quelqu’un est victime de violence de la part de son (sa) petit(e) ami(e)…
- Si tu crois que ton ami(e) est victime de violence, n’ignore pas les indices et parle-lui-en. Assure qu’il ou elle sait que tu es une personne de confiance et que tu l’aideras s’il (elle) en a besoin.
- Si ton ami(e) décide de se confier à toi, écoute-le (la). Tu peux lui dire que tu as peur pour sa sécurité, mais sois certain de lui apporter ton support et de ne pas porter de jugements.
- Encourage ton ami à aller à se procurer de l’aide et assure-lui que tu seras présent pour le(la) soutenir. Si la personne est hésitante à aller chercher de l’aide, tu ne peux pas la pousser, mais tu peux lui fournir des informations sur des ressources comme Jeunesse, J’écoute. Si tu crois que la vie de ton ami(e) est en danger, ne garde plus le secret pour toi et parles-en à un adulte en qui tu as confiance comme tes parents, un conseiller scolaire ou la police.
Il peut aussi être avantageux de développer un plan de sécurité. En voici un qui a été développé par Jeunesse, J’écoute.
Liens électroniques
Statistique Canada : La violence dans le cadre des fréquentations intimes
Agence de la santé publique du Canada – La violence dans les fréquentations
Services à la famille Ottawa (page spécifique en anglais seulement)
La Croix-Rouge canadienne
Jeunesse, J’écoute
Aimer sans violence