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Les mauvais traitements envers les enfants

Introduction

Les mauvais traitements envers les enfants renvoient à la violence physique, psychologique, sexuelle et/ou la négligence infligée aux enfants qui blesse et met en danger la survie, la sécurité, l’estime, la croissance et le développement de l’enfant (GRC).

Faits

  • Il est quasiment impossible de connaître le taux de violence envers les enfants au Canada parce que très souvent, l’enfant ne veut ou ne peut pas en parler ou parce que les incidents ne sont pas signalés aux autorités.
  • Six enfants sur dix qui ont été victimes de violence l’ont été aux mains de leurs parents.
  • Les filles de moins de 18 ans sont plus susceptibles d’être victimes d’agression sexuelle par un membre de leur famille que les garçons du même âge.
  • La violence physique est la forme de violence familiale la plus courante.

(Source : La violence familiale au Canada – Un profil statistique 2010)

Formes de violence envers les enfants

Le Canada reconnaît plusieurs formes de violence envers les enfants. Ceux-ci peuvent être victimes de plusieurs d’entre elles. Ces formes de violence sont la violence physique, émotionnelle, sexuelle et la négligence (GRC).

Besoin d’aide ?

Si tu es victime de violence…

  • Tout d’abord, tu dois savoir que tu as le droit d’être en sécurité. Rappelle-toi que personne ne mérite d’être victime de violence ;
  • Si tu estimes être dans une situation présentant un danger immédiat, compose le 911 ou rends-toi au poste de police le plus proche ;
  • Si tu estimes que ta situation ne présente pas de danger immédiat, trouve quelqu’un à qui parler et te confier, comme un enseignant, un membre de la famille, un ami ou un agent de police. Explique-lui ta situation ;
  • Si tu ne peux pas parler à quelqu’un que tu connais ou si tu ne te sens pas à l’aise, appelle une ligne d’écoute, par exemple Jeunesse, J’écoute au 1 800 668-6868 ;
  • Pour terminer, pense à un plan de sécurité qui peut comprendre le fait d’aller vivre avec un membre de ta famille ou un ami. Le service de police communautaire et les centres d’aide aux victimes de violence (un centre communautaire où les employés sont formés pour aider les victimes de violence et d’abus) pourront t’aider à décider quelle option est préférable pour toi.

(Source : Jeunesse, J’écoute)

Si tu soupçonnes ou connais quelqu’un qui est victime de violence…

  • Tout d’abord, n’oublie pas que la violence envers les enfants n’est pas une affaire « privée ». Il vaut mieux signaler une situation et se tromper plutôt que de se taire. C’est la sécurité de l’enfant qui prioritaire ;
  • Parle à l’enfant, si possible, et vois s’il est prêt à se confier. Rassure l’enfant en lui disant que tout ira bien et qu’il peut te faire confiance. Les choses qu’il ou elle te dit n’ont pas à être discutées avec d’autres employés ou des amis ;
  • Agis rapidement. Si tu crains d’appeler les services de la protection à l’enfance, fais part de tes préoccupations à une personne proche de l’enfant (mais pas à l’agresseur potentiel). Cependant, éviter de faire un signalement peut te causer des problèmes avec les lois et mettre en danger la vie de l’enfant maltraité (dépendant du cas, évidemment) ;
  • Rappelle toi que le plus rapidement tu agis, le plus rapidement l’enfant sera en sécurité.

(Source : Jeunesse, J’écoute)

Si tu as déjà été victime de violence…

  • Il est quand même important de parler de ce que tu as vécu aux autorités et aux membres de ta communauté, et ce, pour deux raisons.
    • La première raison est que les mauvais traitements infligés aux enfants doivent être dévoilés au grand jour. Les victimes ne doivent pas avoir honte de ce qu’elles subissent. C’est en engageant l’ensemble de la communauté dans un dialogue sur le sujet que nous empêcherons les victimes de continuer à se sentir ainsi et que nous pourrons faire cesser les mauvais traitements.
    • Deuxièmement, il est possible qu’une victime de mauvais traitements en soit encore affectée bien après qu’ils aient cessé, et ce, sur tous les plans de sa vie (psychologique, physique, comportemental, scolaire, sexuel, interpersonnel, personnel et spirituel).
  • N’hésite pas à parler avec un thérapeute ou psychologue. Ce que tu as vécu est très traumatisant et faire appel à un professionnel pourra t’aider à gérer les émotions et sentiments que tu ressens.

Liens électroniques

La violence familiale au Canada – un profil statistique 2010
Ministère de la Justice – L’initiative de lutte contre la violence familiale
GRC – Les effets de la violence familiale sur les enfants
Agence de la Santé publique du Canada – Violence et négligence
Jeunesse, J’écoute (1-800-668-6868)
Tel-Jeunes
The Canadian Centre for Abuse Awareness (en anglais seulement)

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