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Automutilation

L’automutilation est un mécanisme d’adaptation où une personne se blesse physiquement pour s’échapper des sentiments d’isolation, des pertes de contrôle, des émotions trop accablantes et des associations négatives. La personne communique en se blessant. C’est une façon malsaine de manifester ses émotions et la personne a besoin de l’aide professionnelle. Souvent, l’automutilation s’agit d’un symptôme de problème beaucoup plus sérieux qui nécessite l’intervention d’un professionnel.

L’automutilation se présente sous diverses formes : se couper, se brûler, se gratter, se frapper, consommer des produits toxiques, etc.

Faits

  • L’automutilation est un comportement très privé. Les personnes qui la pratiquent arrivent généralement à très bien cacher leur secret. Il est difficile d’en évaluer l’étendue au Canada, toutefois une recherche récente a indiqué qu’environ 13 % des adolescents se sont blessés volontairement. Les épisodes d’automutilation peuvent débuter à n’importe quel âge et peuvent durer pendant des années, jusqu’à ce que la personne aborde le problème. (Association canadienne pour la santé mentale)
  • Les personnes qui pratiquent l’automutilation ne veulent pas se suicider. Les raisons pour se blesser sont différentes. La personne qui tente de se suicider veut en finir avec la vie alors que celle qui se blesse volontairement veut soulager ses émotions (d’une façon malsaine, d’ailleurs). (Association canadienne pour la santé mentale)
  • Les troubles alimentaires dont l’anorexie, la boulimie et les frénésies alimentaires sont des formes d’automutilation. De plus, des comportements comme la consommation de tabac et d’alcool, et la toxicomanie peuvent également être considérés comme des formes de blessures volontaires. (Association canadienne de la santé mentale)
  • En 2006, 46 % des adolescents ont indiqué avoir pratiquer une forme d’automutilation. (Medicine Net)
  • Une étude faite en 2006, démontre que les raisons de recourir à l’automutilation s’agissent : de faire susciter une réaction de la part de quelqu’un d’autre, de prendre contrôle de la situation et de mettre aux mauvais sentiments. (Medicine Net)

Causes

L’automutilation est une stratégie d’adaptation. Des sentiments accablants de peur, de colère, de culpabilité, de dépression, d’engourdissement, de solitude ou des absences de sentiments peuvent s’intensifier. Ces sentiments peuvent remonter de difficultés à l’école, d’intimidation, d’abus, d’une mauvaise estime de soi, de pressions de tous les jours ou de relations malsaines. L’automutilation sert de recours pour la personne qui ne peut plus endurer ses émotions.

Quelques raisons qui ont poussées les jeunes à se blesser volontairement :

  • Lorsque le niveau de stress émotionnel devient trop élevé, l’automutilation sert d’une valve de sécurité et d’une façon à apaiser la tension.
  • Le sang remplace les mauvaises émotions lorsqu’on se coupe.
  • La douleur peut ramener une personne à sentir des émotions lorsqu’elle se sent morte à l’intérieur.
  • Se punir soulage les émotions de culpabilité ou de honte.
  • Lorsqu’il est trop difficile d’en parler à quelqu’un, l’automutilation sert d’outil pour communiquer les sentiments de malheur et pour demander de l’aide.
  • L’automutilation donne un sens de la maîtrise de sa vie.

(Reproduit et adapté avec la permission du National Children’s Bureau, en anglais seulement.)

La douleur lorsqu’on se blesse est un sentiment tangible et semble offrir du confort. Par contre, la cause originelle demeure toujours, ce qui fait que les personnes continuent de se blesser.

Catégories

Voici quelques catégories de l’automutilation :

Se couper : est une forme d’automutilation ou les individus utilisent un objet pointu, tel qu’un rasoir, des ciseaux, de la vitre ou un couteau pour couper leur peau. Souvent, ils vont se couper à un endroit qui n’est pas visible lorsqu’ils sont vêtus.

Se brûler ou se marquer au fer rouge : est lorsqu’un individu brûle ou marque sa peau avec un objet chaud.

Se gratter la peau : lorsqu’un individu gratte leur peau de façon qu’il ouvre une vieille cicatrice. Cette tendance de s’évacuer du stress fait dommage à la peau et peut causer des cicatrices sur le corps.

Se casser des os, se frapper, se cogner la tête : sont d’autres moyens utilisés pour se blesser volontairement. Ce comportement est souvent retrouvé auprès de ceux qui ont une maladie ou déficience mentale, mais peut comment être retrouver auprès de personnes qui ont une mentalité saine. Ce comportement peut causer de la douleur minime, ou sévère à son corps.

Se faire percer et tatouer : en dépit qu’ils sont communs et souvent accepter en société, ils sont une sorte de mécanisme pour prendre en main leur stress.

Les troubles d’alimentation : tels que l’anorexie, la boulimie, l’hyperphagie incontrôlée et la frénésie alimentaire sont souvent considérées comme une forme d’automutilation. Ces troubles modifient la fonction de ton système digestif et de ton régime alimentaire. Des troubles alimentaires peuvent même causer la mort.

L’ingestion de substances poissonneuses et des substances chimiques dangereuses : cette forme de mutilation peut causer beaucoup de dommage aux corps d’un individu, de façon temporaire ou à long terme. D’abord que ce type de mutilation n’est pas commun, il sert comme un moyen aux individus qu’ils l’utilisent de prendre en main leurs stress.

Se tirer les cheveux : est une forme d’automutilation qui peut aussi être considéré un symptôme de trouble obsessionnel compulsif. Il s’agit lorsqu’un individu enlève des cheveux de différentes parties de leur corps pour vivre leur stress.

Symptômes

  • La personne présente des blessures fréquentes et inexpliquées comme des coupures, des brûlures, des marquages, des ecchymoses sur la tête, etc.
  • La personne porte des pantalons longs et des chandails à manches longues même lorsqu’il fait chaud.
  • La personne a une faible estime de soi et la personne a de la difficulté à gérer ses émotions.
  • La personne a des réactions alternantes envers des conflits et des situations stressantes.
  • La personne a des problèmes relationnels avec les membres de sa famille, ses pairs, etc.

Perspectives

L’automutilation peut se dérouler constamment et sur une longue durée de temps. Une personne qui a recours à l’automutilation peut même devenir dépendante de ce comportement, souvent apparente dans ceux qui ont déjà de trouble obsessionnel compulsif. Si tu t’infliges des blessures, il est important de chercher de l’aide. Tu peux en parler à quelqu’un en qui tu as confiance comme un ami, un membre de la famille, un enseignant, l’infirmière de l’école ou un conseiller en orientation. Tu dois te faire traiter par une personne ayant une formation professionnelle dont un travailleur social, un médecin, un conseiller en orientation ou un travailleur des services à la jeunesse.

Une partie intégrante du traitement est de déterminer quand et pourquoi tu te blesses volontairement. Pense à la première fois où tu t’es blessé volontairement, comment tu t’es senti juste avant ou juste après et penses aux événements dans ta vie qui causent des sentiments accablants. Écris tes pensées de sorte que tu peux y réfléchir. Lorsqu’un professionnel, avec ton aide, détermine les causes de ton automutilation, le traitement approprié sera mis en marche. Ces traitements peuvent s’agir de la thérapie cognitive de comportement, l’hypnose ou la thérapie de détention, la thérapie de groupe, la thérapie familiale, des médicaments ou l’hospitalisation. Un traitement efficace sera créé en fonction des besoins de l’individu qui souffre.

Liens

Statistiques Canada
Association québécoise de l’organisation limite de la personnalité
Psychomédia Québec

Association canadienne pour la santé mentale – Les jeunes et l’automutilation

Jeunesse, j’écoute

Self Abuse Finally Ends (SAFE)
(en anglais seulement)
Young People and Self-harm (en anglais seulement)
Centre for Young Women’s Health (en anglais seulement)
Help Guide (en anglais seulement)

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