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Épilepsie

L’épilepsie, c’est une affection physique, c’est-à-dire le symptôme d’un trouble neurologique, caractérisée par des perturbations soudaines des fonctions électriques normales du cerveau provoquant des crises variant en intensité.

Faits

  • Plus de 3 % de la population canadienne souffre d’épilepsie (Epilepsy Canada).
  • Chaque jour au pays, 42 personnes apprennent qu’elles souffrent d’épilepsie au Canada (Epilepsy Canada).
  • L’épilepsie n’est pas une maladie (elle n’est pas contagieuse), elle est plutôt un trouble neurologique.
  • Dans de nombreux cas d’épilepsie infantile, le trouble peut disparaître complètement.
  • Quelques personnes célèbres ayant souffert d’épilepsie : Napoléon Bonaparte, Jeanne d’Arc, le compositeur Ludwig van Beethoven, le peintre Vincent van Gogh et le philosophe Socrate.

Causes

Les causes de l’épilepsie demeurent souvent inconnues, mais de nombreuses conditions peuvent être à l’origine des crises :

  • Blessures à la tête
  • Infections
  • Hérédité : si un autre membre de la famille a souffert d’épilepsie, on peut y être prédisposé
  • Anomalies du métabolisme
  • Tumeurs et lésions cérébrales

Symptômes

Il existe quatre grands types de crises :

Crises partielles simples : Ce sont les crises les moins graves ; la personne ne perd pas connaissance. Elles se caractérisent par des sensations étranges et inhabituelles. La personne est généralement consciente et la crise ne dure pas longtemps. Elle se caractérise par des mouvements brusques, une interruption de l’ouïe ou de la vision, un malaise gastrique ou une crainte soudaine.

Crises partielles complexes : Ces crises impliquent habituellement une perte de connaissance. La personne peut paraître étourdie et confuse et se mettre à marcher au hasard, marmonner, faire des mouvements de la tête ou tirer sur ses vêtements. Par la suite, il arrive souvent qu’elle ne se souvienne de rien.

Petit mal (ou absence généralisée) : Caractérisé par l’interruption soudaine d’activité consciente, qui se traduit par l’absence de mouvements corporels, sauf le clignement des yeux. Il survient sans avertissement, le plus souvent chez les jeunes enfants, et disparaît généralement avant la puberté.

Grand mal : La crise la plus grave, qui affecte habituellement le corps au point où celui-ci devient rigide, suivi de contractions musculaires violentes. Il y a perte de conscience suivie de confusion et de désorientation.

Diagnostic

Il existe plusieurs étapes vers le diagnostic de l’épilepsie. Les médecins qui traitent l’épilepsie auront à répondre les questions suivantes :

  • Est-ce que la crise a été causée par des problèmes à court terme guérissables?
  • Est-ce que la crise était le produit d’un problème continuel dans le cerveau ?
  • Est-ce que la structure du cerveau aurait pu causer ces crises ?
  • Est-ce que la crise est isolée, ou bien est-ce que la personne souffre bel et bien d’épilepsie ?

Le médecin tentera de trouver ces réponses en effectuant :

  • Une enquête détaillée sur les antécédents médicaux du patient
  • Un examen physique et du système nerveux
  • Une analyse sanguine et des autres fluides corporels de l’individu
  • Des enregistrements électrœncéphalographique
  • L’imagerie par résonance magnétique de très haute résolution

Traitement

Il existe différents moyens de traiter l’épilepsie, le plus courant étant à l’aide de médicaments. Voici les principaux modes de traitement de ce trouble :

Médicaments :

  • De nombreux médicaments sont disponibles, selon le genre d’épilepsie. Certains existent depuis des décennies, d’autres sont très récents.
  • Parmi les plus populaires : Dilatin, Topamax, Tegretol, Valium, Sabril, Lamictal et Frisium
  • Avantages : si l’on trouve le bon médicament et la bonne posologie, il est possible de prévenir les crises durant des jours, des semaines, des mois, même des années.
  • Inconvénients : la plupart des médicaments s’accompagnent d’importants effets secondaires allant d’une augmentation de la quantité de poils sur le corps à la dépression et à l’anxiété, en passant par le gain de poids, selon le médicament et la dose.

Chirurgie :

  • Habituellement réservée aux malades pour qui les médicaments n’ont pas donné de résultats
  • Il faut soigneusement évaluer les avantages et les risques dans chaque cas. Les effets secondaires diffèrent d’une personne à l’autre.
  • La chirurgie ne garantit pas l’absence de crises chez la personne où qu’elle ne devra plus à prendre de médicaments.
  • Avantages : selon l’origine de l’épilepsie dans le cerveau, que l’on peut facilement déceler par des tests, la chirurgie du cerveau peut prévenir les crises.
  • Inconvénients : l’ablation de tissus dans le cerveau comporte de grands risques, notamment le risque de causer des troubles de mémoire ou d’élocution, de compromettre la mobilité, ou même de causer la mort.

Régime cétogène :

  • Le régime cétogène est strictement contrôlé et utilisé principalement chez les jeunes enfants dont l’épilepsie n’est pas traitable.
  • C’est un régime riche en matières grasses et faible en glucides et en protéines. Son principe s’agit d’amener le corps à consommer les matières grasses au lieu des glucides, ce qui provoque la production de cétone, et maintient le corps en état de cétose. La cétose est un état où le corps se met à consommer de vastes quantités de gras pour compenser un taux de glucose insuffisant.
  • Le régime n’est rigoureusement suivi qu’à l’enfance, entre un et huit ans.

Stimulation du nerf vague :

  • Cette procédure n’est appliquée seulement lorsque l’essai de médicaments ne permet pas de contrôler les crises. Ce traitement consiste à implanter une pile ronde et plate près du nerf vague dans le cou.
  • Le dispositif envoie un signal électrique qui permet d’atténuer la fréquence des crises.
  • Effets secondaires possibles : voix enrouée et malaise à la gorge.

Enjeux entourant l’epilepsie

Conduite automobile :

Au Canada, dans chaque province et territoire, les aspirants conducteurs doivent obligatoirement signaler tout problème de santé, y compris l’épilepsie. Une commission médicale examinera les conditions de manifestation de l’épilepsie pour déterminer si la personne est apte ou non à conduire un véhicule. [En général, au Canada, les personnes souffrant d’épilepsie doivent compter une période d’au moins deux ans sans crise pour pouvoir conduire.]

Emploi :

Les épileptiques ne sont pas tenus de déclarer ce trouble aux termes des dispositions provinciales en matière de droits de la personne. Mais plusieurs d’entre eux sentent le besoin de divulguer ce renseignement après avoir été employés pour des raisons de sécurité personnelle et aux fins d’assurance. La décision de déclarer ce trouble à l’employeur relève de chaque personne ; on doit le déclarer lorsqu’on risque d’avoir des crises au travail et de ce fait compromettre la sécurité de ses collègues.

Liens

Association Québécoise de l’Épilepsie
Épilepsie Canada
Alliance Canadienne de l’Épilepsie

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