Il faut sévir contre l’intimidation
Écrit par Lara Kinkartz - 07/04/10
L’intimidation fait partie intégrante de nos vies depuis l’enfance : nous nous souvenons tous de l’école maternelle où nous nous battions avec nos compagnons de classe pour avoir les crayons de couleur et les plus beaux jouets. Même si l’on peut dire que c’est quelque chose de normal pendant l’enfance, cela n’a rien d’amusant et cela peut devenir beaucoup plus grave au fur et à mesure que nous grandissons. Qu’il s’agisse de traumatismes psychologiques, de blessures physiques ou de harcèlement tellement graves que cela a poussé des victimes à se suicider, l’intimidation peut avoir des conséquences graves à long terme. Enfin, il semble que les autorités aient enfin compris la gravité de ce problème, car un nouveau règlement qui force les écoles à être plus sévères face à l’intimidation, est entré en vigueur en février en Ontario.
À partir de maintenant, en vertu de la loi, tous les employés des écoles ontariennes, y compris les enseignants, les concierges et le personnel administratif, devront signaler au directeur de l’école les incidents d’intimidation et les autres incidents graves (Bullying Canada). En outre, le directeur doit répondre par écrit à l’employé pour indiquer les mesures prises à l’égard de l’élève coupable d’intimidation. Qui plus est, cette même loi permet au directeur de divulguer aux victimes et à leurs familles les mesures disciplinaires prises à l’endroit des intimidateurs. Auparavant, en vertu des règles sur la confidentialité, il était fréquent que les victimes n’aient aucune idée des mesures disciplinaires prises à l’endroit des élèves coupables d’intimidation et ne savaient pas s’ils avaient même été punis.
Il est encore plus encourageant que la nouvelle loi oblige les enseignants et leurs assistants à prendre des mesures à l’égard des comportements déplacés, tels que les commentaires sexistes et les déclarations insultantes (Bullying Canada). Tandis qu’auparavant certains enseignants laissaient passer des comportements déplacés, maintenant, en vertu de la Loi de 1996 sur l’Ordre des enseignants et enseignantes de l’Ontario, ils pourraient faire l’objet de sanctions s’ils ne respectent pas les exigences plus rigoureuses des nouvelles dispositions législatives.
Même si cela constitue une bonne nouvelle pour les élèves de toute la province, c’est cependant une bonne idée de s’informer sur l’intimidation et la façon d’y faire face si tu en es victime. Pour de plus en plus aux renseignements, consulte les liens suivants.
Que fait ton école contre l’intimidation? Laisse-nous un commentaire!
Blogue de CHOIX.org – La reparation des relations : la façon de faire face à l’intimidation et au conflit d’une école de Vancouver
CHOIX.org – Zone d’info – Lintimidation
CHOIX.org – Zone d’info – La cyberintimidation
Bullying Canada (en anglais seulement)
Inside Out – BullyBusters (en anglais seulement)

One Reader Comment:
Marcooctobre 8th
Malheureusement l’intimidation est loin d’être un chapître de notre histoire. L’intimidation existe toujours, mais ce n’est pas toujours facile de savoir si son enfant en est victime. J’ai d’ailleurs lu un article sur ce sujet et je crois qu’il éclairera plusieurs sur ce sujet: http://www.jetaide.com/dossiers/droit-et-juridique/mon-enfant-est-il-intimide-a-l%e2%80%99ecole-633-15.htm